Pour que j'oublie, pour que j'oublie,
Que les miens sont au-dessus et qu'ils rient,
Qu'il fait si chaud là-haut et que moi j'ai froid,
Et je t'en prie, dis-moi encore dis-moi encore,
Pour que tes mots me rendent ivre, ivre,
Que là-haut ils dansent à la mort, à leur mort,
Qu'ils sont au chaud mais qu'ils vont souffrit, souffrir,
Embrasse-moi, jusqu'au sang puisque tu aimes ça,
Parce que je suis lasse, je suis lasse de leurs cris,
Et des larmes et des pluies des sang qui sont là-haut,
Au-dessus, le sang et les obus leur tiennent chaud, pas de soucis,
Fais, s'il te plaît, semblant de m'aimer un peu plus fort, un peu plus fort,
Parce que je vais bientôt mourir, bientôt mourir,
Voilà qu'au-dessus on redanse à la mort, à leurs morts,
Moi j'ai trop ris sous les obus pour vouloir encore vivre,
Et puis fais de moi ta Belzébuth, ta Lilith, ta Princesse de Rien
Pour que j'oublie, que j'oublie, qui tu es, qui je suis,
Et surtout mon cher Lucifer, n'oublie pas, n'oublie pas,
De me tuer, de me tuer, il vaut mieux finir ainsi,
Et je meurs dans le froid et je meurs en bas,
Et là-haut ils dansent et font comme si tout va bien,
Oui mais je pars heureuse, heureuse et amoureuse en bas,
Pendant qu'ils attendent les prochaines pluies de fer sous leur "tralalala".
Ecrit vers Décembre 2007 *_*
Image
