Je suis une feuille (Renan Luce)

Je suis une feuille (Renan Luce)
Aurais-je imagi que je me trouv'rais là
Une mine de stylo plantée sur ma peau ?
Les yeux de mon bourreau qui ne me quittent pas
Ma blancheur lui fait peur, je sais qu'il cherche ses mots

Je suis une feuille blanche, je ne demandais rien
Qu rester sur mon arbre et attendre la fin
Moi j'aimais le vent se perdant dans mes feuilles
Le murmure de la sève qui me donnait la vie
Moi j'aimais la hauteur que j'avais sur les choses
Je n'ai pas vu venir la lame qui m'a trahie

Si au moins je servais de papier officiel
Pour signer des traités et proger les faibles
Ou être dans les mains d'un poète oublié
Qui me jett'rait ses vers comme on cherche un ami

J'aurais pu être pressée sur le cœur d'une enfant
Ecoutant dans mes lignes la voix de son amant
Ou être le pliage d'un gamin de huit ans
Et voler dans les airs sous les rires des enfants
Ou être dans les pages d'un livre d'histoire
Qui dit que le chemin est encore tellement long

Mais
voi que je sens que la plume me frôle
Et les lettres se forment comme l'encre tourbillonne
J'n'ai jamais vu plus lourd que le poids de ces mots
C'est la misère d'un homme que je sens sur mon dos

Il dit "Je veux finir d'avecques ma vie
Pardonne-moi mon amour mais je m'arrête ici
Ce n'est pas de ta faute si je baisse les bras
Mais j'ai perdu ma chance de gagner ici-bas"
Et moi ctait mon le de porter tous ces mots
Et les larmes d'une femme tomb'ront sur moi bient

J'aurais pu être pressée sur le coeur d'une enfant
Ecoutant dans mes lignes la voix de son amant
Ou être le pliage d'un gamin de huit ans
Et voler dans les airs sous les rires des enfants
Mais je tourne la page d'une triste histoire
Qui dit que le chemin ntait pas tellement long

Pas tellement long
Pas tellement long...

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# Posté le jeudi 24 avril 2008 17:37

Je ne meurs pas : Je renais

Je ne meurs pas : Je renais
Il m'arrive souvent, c'est vrai, d'être absente,
D'ignorer ta plume, ses larmes meurtries et déchirantes,
Mais si je reste sourde à tes S.O.S, sache
Que je ne meurs pas : je m'échappe...

Laisse-moi m'assoupir, me plier, me courber et m'en aller.
Je me fatigue, me gonfle, me dégonfle sous le fruit de tes penes,
Certes je finis par m'en aller. J'enve tes rimes que j'abandonne.
Seulement je ne meurs pas : je m'envole...

Nourris-moi, apprends-moi et en silence continue à me chercher,
Joueuse mais fidèle, sur ta feuille, je finirais par m'arrêter,
Aie confiance. Je n'oublie pas : je sais encore
Que je ne meurs pas : je m'endors...

Et pose la plume et vis sans moi quand tu me sens souffrante,
Et pose la plume et souviens-toi que je reviens toujours plus endurante,
Parce que je n'ignore pas que créer rime avec exister,
Jamais je ne meurs : je renais...

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Ecrit but février 2008... Probablement ^^" Mon inspiration est ainsi... ch*ante lD, jamais là quand je veux écrire, puis toujours à me foutre des vers dans la tête quand je suis occupée. Pour l'image je ne sais pas pourquoi j'ai mise celle-là, elle n'a pas vraiment de rapport. Je pense que c'est parce qu'elle est jolie et qu'on y voit des plumes.

# Posté le jeudi 17 avril 2008 13:39

L'albatros (Baudelaire)

L'albatros (Baudelaire)
Souvent, pour s'amuser, les hommes d'équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils posés sur les planches,
Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à coté d'eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid!
L'un agace son bec avec un ble-gueule,
L'autre mime, en boitant, l'infirme qui volait!

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la temte et se rit de l'archer;
Exi sur le sol au milieu des hes,
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher.

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# Posté le vendredi 11 avril 2008 13:21

Avec Eux Mais Sans Toi

Avec Eux Mais Sans Toi
J'ai parfois eu ces rires, nerveux, fors, douteux.
J'ai parfois eu ces silences, voulus, inqutants, anxieux.
Mais jamais je n'ai eu ces larmes, rageuses, impuissantes, désesrées,
Mais jamais je n'ai eu ce regard, haineux, malheureux, troublé.

Elle est morte. She's dead. Que font ces mots ensemble ?
Elle est partie. She's not here. Je leur interdis d'être dans cet ordre.
Plus de lins, de " je t'aime. ", quoiqu'il n'y en a jamais eu, il me semble,
Je ne la verrais plus, ne lui parlerais plus. Je reste là face à ta mort.

Et nous sommes tous regroupés, versons les mêmes larmes, amères, meurtries,
Sur ce pitoyable morceau de bois, cadavre funeste, qui me dégoute et que j'haïs,
me masse compacte,me meute, trente personnes, un seul être,
Pour pleurer cette même personne, ce même macchabée, que déjà je regrette.

Sur mon pays des Merveilles, un nouveau jour va se lever.
Il faut que je apprenne à vivre, à respirer, à marcher,
Avec eux, avec elle, avec lui ... Sans toi,
Tourner la page. Point. A la ligne. Nouvel alia.

Ecrit vers Janvier 2007 et légèrement retouché avec publication sur ce blog.
Image provenant du manga Nana par Ai Yazawa que j'ai un peu retravaillée ^^

# Posté le samedi 05 avril 2008 15:52

Modifié le dimanche 06 avril 2008 08:01

Jacques a dit (Christophe Willem)

Jacques a dit (Christophe Willem)
Je suis un oiseau
Qui est tombé de haut
Je traîne ma peine
Une larme qui coule
J'ai dans la gorge une boule
Comme une pierre qui roule
Perdue l'innocence des jours
Passés dans la cour de l'école
Du bonheur, j'en ai pas
Y en a que pour Pierre et Paul


Refrain :

Jacques a dit : "Cours"
Jacques a dit : "Vole"
Mais pas le jour où je colle
Jacques a dit : "Cours"
Jacques a dit : "Aime"
J'ai beau t'aimer, tu pars quand même
Jacques a dit : "Marche"
Jacques a dit : "ve"

Me fait tant marcher que j'en crève
Jacques a dit : "Certes, je lui pardonne"
Jacques est un rêve, pas un homme


Reste
Une mélancolie cachée
Sous mon manteau de pluie
Qui traîne encore
Je ne sens plus le vent dans mes voiles
Dis-moi à quoi me sert mon étoile
Si je perds le Nord ?
Mes îles, je les ai ritées
Mes ailes, je les ai pas volées
J'ai tout fait comme tu m'as dit
Mais le rêve s'évanouit


Refrain


Jacques a dit, certes, des tas de choses
Mais sur la vie, pas toute rose

Jacques ne dit pas tout
Jacques ne dit mot
Jacques ne sait pas ce qu'on vit
Jacques ne sait pas que c'est tout gris

Jacques a dit : "Cours"
Jacques a dit : "Aime"
J'ai beau t'aimer, tu pars quand me
Jacques ne sait rien de la vie

Jacques a dit : "Marche"
Jacques a dit : "Rêve"
Me fait tant marcher que j'en crève
La vie, c'est tout gris

Jacques a dit : "Bois"
Jacques a dit : "Mange"
Moi j'ai grandi, mais rien ne change
Jacques a dit : "Vague"
Jacques a dit :"S'cours"
Mais ne connaît rien à l'amour
Jacques a dit : "Chante, c'est une vie"
Moi je déchante peu à peu
Jacques a dit : "Certes, je lui pardonne"
Jacques est un rêve, pas un homme.



Ouais, vas-y là, c'te tapette a fait la Nouvelle Star, il sait pas chanter ! Il fait que des trucs commerciaux.
Peut-être mais moi je trouve qu'il a son univers musical à lui, une voix que j'apprécie, de jolis textes et du staïle. Alors La Tortue, moi je l'aime :3
(Mais il part que mes gts musicaux sont de plus en plus pourris).

Image

Dur d'apprécier sans avoir d'abord écouté la chanson =/

# Posté le lundi 31 mars 2008 13:17

Modifié le samedi 05 avril 2008 16:18