Le Pas des Ballerines ( Francis Cabrel )

Le Pas des Ballerines ( Francis Cabrel )
Pour elle le pas des ballerines,
Pour moi le vol noir des corbeaux.
Pour elle le turquoise des piscines,
Pour moi la rouille des barreaux.

J'ai donné dix ans de ma vie,
Pour ses yeux clairs comme de l'eau,
J'ai jamais vu de ballerines,
Sur la paille des cachots.

Chez elle le cuir des limousines,
Et des sourdines aux pianos,
Et chez moi, le vacarme des cantines,
L
e souffle des bourreaux.

J'ai donné dix ans de ma vie,
P
our ses yeux clairs comme de l'eau,
Pour cette veilleuse
Q
ui suit mes doigts sur la photo.

Y a un homme qui tombe
Les yeux dans la rigole,
D
ans la rue principale,
Les lumières qui tournent,

Les jus me regardent,
Il va falloir que je parle.
La lame est dans ma poche,
Si c'est elle que t'aimes,

Il faut que tu le fasse.
Les lumières s'approchent,
Le cri des sirènes
Mais c'était une impasse.

Et tout le temps que ça dure...
Oh tout le temps que ça dure...
Tout le temps que ça dure.
Les amitiés bizarres et les livres pornos.

Dedans, l'eau noire des machines,
Les odeurs de caniveaux,
E
t dehors le soleil decine
Aux crinières des chevaux.

J'ai donné dix ans de ma vie,
Pour ses yeux clairs comme de l'eau,

Elle m'aime encore, elle m'a écrit,
Je change d'air bientôt...
Elle m'aime encore, elle m'a écrit,
Je
change d'air bientôt...
Elle m'aime encore... Francis Cabrel

Alors pour l'info, je met un lien vers le site de l'auteur de cette zolie peinture, qui me sert d'illustration : !

# Posté le vendredi 09 juin 2006 11:12

Modifié le mercredi 14 juin 2006 09:48

Mutilation, notre amour ...

Mutilation, notre amour ...
S'arracher la peau jusqu en saigner,
Se brûler la chair jusqu'à en hurler,
Puis, s'arrêter et regarder en silence,
Le sang qui doucement scoule, gouttes de violence,

Alors les corps n'ont plus d'importance,
Et dessus nous immortalisons ces marques ensanglantées,
C'est de l'art pour nos coeurs blessés,
C'est de la folie à vos yeux gorgés d'indifrence,

Nous, la mutilation nous apaise,
De nos soifs de vengeance, elle nous allège,
Vous, elle vous effraye, vous fait peur,
Cessez-donc de craindre le plaisir de la douleur,

C'est la fascination des chairs,
Nous jouons avec la mort,
Plus de cris, plus remords,
Juste le son de nos noires chimères ...

Note : Ahahahahaha, je sais que sa va être dur, mais essaye de pas trop baver sur ton clavier Demoizelle ;P

# Posté le mercredi 07 juin 2006 10:20

Modifié le mercredi 20 septembre 2006 07:38

L'Hymne de nos campagnes ( Tryo )

L'Hymne de nos campagnes ( Tryo )
Et Les man faut faire la part des choses
Il est grand temps de faire une pose
De troquer cette vie morose
Contre le parfum d'une rose

Refrain :

C'est l'hymne de nos campagnes
De nos rivières, de nos montagnes
De la vie man... du monde animal
Crie le bien fort, use tes cordes vocales !

Pas de boulot, pas de diplome,
Partout la même odeur de zone
Plus rien n'agite tes neurones
Pas même le shit que tu mets dans tes cones

Va voir ailleurs, rien ne te retient
Va vite faire quelque chose de tes mains
Ne te retourne pas ici tu n'as rien
Et soit le premier à chanter ce refrain

Refrain

Assieds toi près d'une rivre
Ecoute le coulis de l'eau sur la terre
Dis toi qu'au bout, hé ! il y a la mer
Et que ça, ça n'a rien d'épmère

Tu comprendras alors que tu n'es rien
Comme celui avant toi, comme celui qui vient
Que le liquide qui coule dans tes mains
Te servira à vivre jusqu'à demain matin !

Refrain

Assieds-toi près d'un vieux cne
Et compare le à la race humaine
L'oxygène et l'ombre qu'il t'amène
Mérite-t-il les coups de hache qui le saigne ?

Lève la tête, regarde ces feuilles
Tu verras peut-être un écureuil
Qui te regarde de tout son orgueil
Sa maison est là, tu es sur le seuil

Refrain

Peuttre que je parle pour ne rien dire
Que quand tu m'écoutes tu as envie de rire
Et si le béton est ton avenir
D
is-toi que c'est la forêt qui fait que tu respires

J'aimerais pour tous les animaux
Que tu captes le message de mes mots
Car un lopin de terre, une tige de roseau

Servira la croissance de tes marmots !
Servira la croissance de tes marmots !
Tryo

Non pas que je sois une fan de TRyo mais j'ai éséduite par cette chanson que m'a faîtecouvrir une amie grâce à cette magnifique vidéo. Pour infos, ce sont des extraits de " Mon voisin Totoro " par Hahayo Miyazaki un mtre de l'animation. Comme vous pouvez le constater les dessins sont tout simplement magnifiques, tout comme les variantes de couleur ect. Un véritable chef-d'oeuvre dunie qu'est Miyazaki, je vous conseille vivement d'aller voir ce film qui plaira à tous les âges du plus petit au plus grand ;) Ici la vidéo

# Posté le mardi 09 mai 2006 12:44

Modifié le mercredi 10 mai 2006 08:57

Le cycle des condamnés ( Scorpio )

Le cycle des condamnés ( Scorpio )
LES CONDAMNES I

Sous ses pieds enchaînés, le condamadmire
La fosse qui s'étend, c'est qu'il va mourir
Ceux qui l'ont précédés ouvrent leurs membres froids,
L'acceuillent parmi eux, comme on acceuille un roi.

Il voit ceux avant lui qui se sont empalés
Sur cette mer d'airain, cette plaine d'acier
la mort vient chercher les lendemains derniers,
Recolter la chaleur du corps des suppliciés.

Fascination du sang, fascination des chairs
L'humain n'est qu'un pantin, un simple bout de viande
Qui a peur de la mort, qui se sait ephémère
Il observe sa perte etl'aprehende.

C'est ton tour a présent. De tes poignets tes chaînes
Te montrent le chemin et précèdent ta chute
Dans ton dos, une lance pour assurer ta peine
Tu te redresses, fier et d'un pas, t'executes.

Scorpio

LES CONDAMNES II

Regarde-le gamin, celui qu'un soldat mène
Il va sur le chemin, retenu par ses chaînes
Et tous dans son sillage observent sa carrure
Admirent son visage : fier malgles injures.

Il est beau comme un dieu, comme un diable plutot...
Viens ! Suis-moi ! Suivons-le et voyons ce qu'il vaut
Quand il voit sous ses pieds, ses semblables empalés
Et quand il doit sauter, qu'il doit les retrouver.

Qu'a-t-il fait pour qu'ainsi on le conduise nu ?
Je ne connais sa vie, mais je sais son tribut
L'escalier qu'il gravit s'ouvre sur la falaise.

Il paye de sa vie et les esses appaise
En sautant de son gré pour l'ultime voyage
Séjour des condams, dernier pélerinage.

Scorpio

Les Condamnés III

Mélodie entêtante, accords de quelques sons
La douce mélopée qui s'enlace aux barreaux,
Qui transperce les murs et fait vibrer les eaux
Me surprend dans mon antre, au fond de ma prison.

Cette musique étrange, unique liber
Qui résonne en ces salles est le chant langoureux
D'un compagnon de mort, d'un autre malheureux
Qui avant moi, demain, sera execu.

O fre ! Continue de chanter nos familles !
Parle nous du pays, de tous ceux qui nous aiment
Par ce chant populaire qui est doux poème

Raconte aux prisonniers la beau de tes filles,
L'amour de nos vingt femmes et de chaque maitresses.
Car au son de ta voix, j'en oublie ma detresse.

Scorpio

LES CONDAMNES IV

Les premières minutes j'ai fermé les yeux
Pour ne pas y penser, mais c'était pire encore
Car j'ai immaginé mon cousin malheureux,
Ses plaies perlées de sang, ses muscles et son corps.

Une heure est écoulée, une heure que j'attends
Dé je n'entend plus, les voix de ces enflures
Ni les cris de ce frère dont l'esprit se rend
Derrière ces murs nus de pierre froide et dure.

Il en perd la raison, devient fou et avoue
Le crime dont il sait qu'il n'est pas responsable
Simplement pour cesser d'endurer de tels coups.

Alors mon regard pleur' comme remplis de sable.
Je fixe la paroi, m'effoant d'oublier
Le son des hurlements et les menaces hures.
Scorpio

LES CONDAMNES V

Au bord de l'echafaud deux hommes sont assis
Et victime et bourreau, cote a cote transi.
Le froid nocturne enfin, s'en va et ils contemplent
Le soleil du demain, se lèvent en gestes amples :

Le bourreau laisse place au porteur de la chaine,
Le condamné soutient la hache du suplice
Pour aider celui qui execute sans haine
Et en garde soumis, la sentence des vices.

Il va décapiter cet homme avec lequel
Il partage une aimée : Elle, leur liberté.
L'un d'eux va la gagner en obtenant ses ailes

Mais l'autre n'y a droit car il a trop t
Il condamne son ame en faisant son travail
Il lui tranche la gorge et s'ouvre le poitrail.
Scorpio

LES CONDAMNES VI

Les coups se superposent et sillonnent mon corps
Cela parce que j'ose n'avoir pas de remords
De m'être soulevé les armes à la main
Contre l'autorité, moi, le pauvre vaurien.

J'aurai parlé trop fort à l'oreille d'un traitre ?
On me dit que ma femme a parpour sa vie
Alors qu'elle, pour moi, n'aura jamais de prix
Mais, Rancune s'endort à la vue de cet être.

Je préfère penser qu'on cherche à me détruire
Pour me voir éploré, que je renonce à fuir.
Mais j'assume ma peine et tente d'être fier

Pour exprimer ma haine, je mcroule à terre
Falaise de mes mots, étranges pcipices
Abrupts iaux : soifs de droits et de justice.
Scorpio

A la demande de l'auteur, je met un lien vers un très bon forum : La Plume.
V
enez partager vos talents d'écrivains ou de critiques ainsi que vos découvertes littéraires avec les autres membres du forum!Cet espace est dédié à l'écriture dans toutes ses formes, de la poésie au roman, quelle soit l'oeuvre d'illustres écrivains ou celle de passionnés...

# Posté le vendredi 28 avril 2006 13:06

Modifié le mercredi 10 mai 2006 09:09

Le prisonnier et les murs du silence

Le prisonnier et les murs du silence
Elles étaient là les barrières de fer !
Immobiles et cruelles gardiennes du silence !
Elles étaient là les affreuses geolières !
Muettes et éternelles protectrice de la violence !

Il aurait voulu les truire, ces murailles de douleur !
IL aurait voulu les briser, ces paroies de malheur !
Mais il ne pouvait pas !
Il n'en était pas capable l'humain !

Et, les doigts posés sur le mur de la souffrance,
IL attendait ...
Et, les yeux vides d'espoir devant le mur de la cadence,
Il patientait ...

Il n'était plus que le condamné, l'exilé !
Un bout de chair, un objet animé !
Un enfant que le destin avait maudit !
Un humain que la vie avait bannit !

Alors, l'être chu se tait et admire, impuissant
Son destin qui lui échappe et disparait,
Son étoile qui chute et aterrit dans une mare de sang,
Sa perte est déjà toute tracée ...

# Posté le mercredi 26 avril 2006 13:48

Modifié le vendredi 01 juin 2007 01:42